Association Longueur d'ondes
24, rue Sully-Prudhomme
29 200 Brest

02 98 49 00 15
06 65 66 23 08
festival@longueur-ondes.fr

facebooktwitter
Accueil du site > l’association > L’association hors festival > Une Larme du Diable, la revue des mondes sonores et des univers (...) > Une Larme du Diable n°5 - février 2014

Une Larme du Diable n°5 - février 2014

Février 2014. Cinquième numéro de la revue des mondes radiophoniques et des univers sonores.

Sommaire de ce cinquième numéro :

imagecouvULD5

Pour qui sonne l’inouï
(Friedrich Nietzsche)
par le collectif Sprezzatura

Perspectives sonores
Arts plastiques, musiques, radiophonie.
par Alexandre Castant - essayiste et critique d’art

Le mystère du corps chantant
Caruso et la psychanalyse.
par Arnaud Bellec - psychanalyste

Jean-Piero, se fabriquer…
Une rencontre avec un homme de radio, mais pas seulement.
par Jean-Louis Magnier

Des Extra-terrestres dans la zone ?
L’utilisation du son et son rapport à l’image dans Stalker de Tarkovski.
par Anne-Violaine Houcke - docteur en études cinématographiques et audiovisuelles

Bruno Monsaingeon
Entretien.
par Céline Hervet - philosophe

A perfect day - micro-fiction
Sur la A71 avec la voix d’« Info-Trafic ».
par Hervé Bellec - écrivain

1882, le microphone
Les tentatives et premières découvertes…
par Th. Du Moncel

Le corps sur écoutes
L’aventure du stéthoscope.
par Céline Hervet - philosophe

La soucoupe à secrets
par Jean-Louis Pautrot - professeur d’études françaises et internationales à Saint Louis University, Missouri, Etats-Unis

Photographier en silence, photographier le silence
Photographies de la base sous-marine allemande à Brest.
par René Tanguy

1923, la radio
Un poste à galène pour ondes courtes.
par Léon Magron dans « Les travaux de l’amateur » Tome I, n° 7 et 10

Éditorial :

Pour son cinquième numéro, Une Larme du Diable poursuit sa quête d’une esthétique du sonore, en multipliant une nouvelle fois les approches. Si la musique se taille la part du lion, c’est là aussi l’éclectisme qui demeure la règle, c’est-à-dire, pas de règle du tout. Qu’elle soit filmée, dans les documentaires de Bruno Monsaingeon à qui nous devons les plus belles traces des interprètes du répertoire de musique savante, qu’elle soit écoutée distraitement d’un autoradio, prétexte aux rêveries les plus cocasses, ou avec passion, entre les premiers enregistrements de la voix de Caruso et la sortie du révolutionnaire Atom Heart Mother de Pink Floyd en 1970, ces sons organisés, ordonnés ou déconstruits selon les goûts, sont le vecteur le plus puissant, qui bien souvent, l’histoire de la musique en atteste, nous pousse à chercher plus loin encore et à comprendre le phénomène sonore pour lui-même. Une sonorité qui nous charme, nous appelle, donne aussi à penser. Il est d’ailleurs curieux de constater que les médecins qui se sont les premiers intéressés aux bruits émis par le corps Auenbrugger et Laënnec en tête étaient de grands mélomanes, voire même des musiciens. Avis aux bricoleurs, ce numéro cinq s’intéresse également de près aux techniques qui ont permis au son de gagner nos oreilles, par son amplification, avec le stéthoscope et le microphone, sa diffusion grâce au poste à galène, ou son enregistrement. Ces instruments ont considérablement influé sur nos pratiques d’écoute, créant en médecine l’auscultation qui transforme le médecin en « oreille d’or », et permettant aux chanteurs de se faire connaître dans le monde entier au début du XXe siècle. Les débuts du star system, ou comment le son capté fit des auditeurs des captifs plus ou moins consentants… Renouant le lien qu’elle avait tissé dès son premier numéro avec la notion de paysage sonore en consacrant un dossier à Raymond Murray-Schafer, notre revue a demandé à Alexandre Castant de dresser pour ses lecteurs un état des lieux de la présence du son dans l’art contemporain. Si la création sonore prend sa source dans le monde musical, elle s’en est peu à peu émancipée pour constituer une nouvelle forme d’art, « l’art sonore » après avoir longtemps cheminé avec l’art pictural. Synthétisant les apports de l’image-mouvement et du son dans ses films, repensant la parole et le langage comme savent le faire les plus grands artistes par des formes inédites, voire « extra-terrestres », Andreï Tarkovsky apparaît, sous la plume d’Anne-Violaine Houcke, comme l’un de ces créateurs universels, qui donne à entendre l’inouï et voir le silence. Pas bêcheuse pour deux sous, l’équipe d’Une larme a tenu à rendre hommage dans ses colonnes à une autre revue brestoise, Sprezzatura, née elle aussi il y a cinq ans, qui tout en élégance et en désinvolture a consacré au sonore son dernier numéro, ainsi Pour qui sonne l’inouï est un écrit collectif qui donne un aperçu du précieux volume intitulé À l’oreille. C’est enfin avec beaucoup de plaisir et non sans une certaine tendresse pour le personnage que nous sommes allés à la rencontre d’un inclassable, invité à deux reprises dans le cadre du festival Longueur d’ondes, Jean Piero, artiste touche à tout sans être dilettante, éclectique mais passionné. Un peu à l’image d’Une larme…


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Longueur d'ondes - festival@longueur-ondes.fr | tél : 02 98 49 00 15 - 24, rue Sully-Prudhomme - 29 200 Brest