photographies: Sébastien Durand

Association Longueur d'ondes
48, rue d'Armorique
29 200 Brest
Projet et pistes de programmation
Après une première édition sur le mode de l’exploration tous azimuts, la deuxième édition des Immédiatiques s’est construite autour d’une thématique : celle de l’espace démocratique et de ses remises en question sur la toile.
En 2010, nouveau changement de perspective : la programmation suivra le même rythme (une table ronde en amont à la librairie Dialogues, deux conférences – inaugurale et conclusive –, et trois tables rondes le samedi) mais ne tournera plus autour d’une seule thématique.
Les conférences inaugurales et conclusives sont encore en réflexion mais les thèmes des quatre tables rondes sont déjà définis, selon quatre angles différents.
Après la rencontre de 2008 sur la question du cyberactivisme et de l’Internet en contexte répressif, cette table ronde s’inscrit dans la continuité. Il s’agit d’aborder plus globalement les questions de l’influence de l’Internet sur les équilibres géopolitiques à travers, notamment, l’enjeu crucial de la gouvernance du réseau au niveau mondial. Les décisions prises dans ces grands rassemblements, qui décident des règles de fonctionnement de la toile, n’entérinent-ils pas les déséquilibres géopolitiques préexistants ?
Une table ronde transversale et multimédia pour revivre une année d’actualité à travers quatre médias différents. Quatre journalistes – presse écrite, Internet, radio, télévision – refont la chronique de 2010 et tentent de mettre au jour les différences d’approche et de traitement de l’information en fonction de leurs médias.
Internet est devenu un puissant outil dans l’« art » de faire la guerre. Qu’ils soient économiques ou politiques, il faut désormais compter avec le cyberespace pour comprendre les conflits contemporains. L’usage d’Internet par les réseaux terroristes (Al Quaeda ne signifie-t-il pas « la toile » ?), par les groupes d’influence dans le domaine de l’intelligence économique, mais aussi par certains états dans des entreprises de déstabilisation ponctuelles (exemple de l’Estonie récemment) en fait une « arme de désorganisation massive » sur laquelle les armées des grands pays réfléchissent de plus en plus.
À partir d’un état des lieux de ce phénomène mondial - des grands « mainstream » (Facebook, Twitter…) aux plus alternatifs (La Ruche par exemple) -, l’idée est d’élargir le débat aux enjeux sociaux et parfois même juridiques liée à la généralisation de leur usage. En quoi ce phénomène modifie-t-il les rapports des acteurs sociaux entre eux et le rapport de l’individu à lui-même (questions de l’exhibitionnisme, de l’« indice de performance sociale ») ? Où en est-on de la polémique sur l’usage des données personnelles par les grands sites susmentionnés ? Les utilisateurs risquent-ils vraiment de ne plus en maîtriser l’avenir ?
La journée des scolaires, le vendredi
Cette nouvelle proposition entend toucher un public qui n’était pas concerné par les Immédiatiques jusqu’à présent, du fait de la tenue des rencontres durant un week-end. Or, les thèmes abordés nous semblent féconds en terme d’exploitation pédagogique. La réflexion sur les nouveaux médias concerne en effet au premier chef les jeunes utilisateurs, souvent confrontés très tôt à l’usage de nombreux outils multimédia.