Cinq regards sur leur radio

Archives 1er Festival Longueur d’ondes // 2003


  • La radio de Yann Paranthoën

C’est un nom. C’est une façon personnelle de faire de la radio, de la penser aussi. C’est surtout une écriture radiophonique. Yann Paranthoën compte parmi les maîtres du documentaire. On Nagra, Lulu, Paris-Roubaix, figurent incontestablement parmi les grandes œuvres du répertoire radiophonique contemporain.Yann Paranthoën sera présent à Brest, le vendredi 28 en ouverture. Il présentera son travail d’écriture au cours d’une séance de deux heures : écoute de ses morceaux choisis, dialogue avec la salle, découverte de ses univers.


  • Coup de chapeau à Christophe Deleu

La radio suppose souvent l’évanescence, l’écoute inattentive, la fugacité des beaux moments. La radio est aussi parcours sonore, rebonds, fluctuation du temps. Certains producteurs creusent ainsi, au fur et à mesure, leur sillon. Ils donnent à entendre et à imaginer des mondes, mais aussi leur monde. Il nous paraît important de pouvoir saluer ceux et celles qui ont envie de faire œuvre, d’accompagner l’auditeur, momentanément, dans ce qui est souvent un univers personnel et intime.

Nous souhaiterions faire entendre certaines de ses productions radiophoniques parmi la trentaine de documentaires dont il est l’auteur. De la fermeture de Cellatex dans les Ardennes au retour sur l’affaire Mis et Thiennot, en braconnant du côté de ces écrivains qui mettent par écrit la vie des autres, Christophe Deleu construit pas à pas un univers radiophonique où affleure sans cesse le paradoxe : Ardennes où l’on s’ennuie mais que l’on aime, vies minuscules qui se transforment en romans, etc. De cette plongée dans un social plein d’aspérités, de rugosités et de zones d’ombre, Christophe Deleu nous invite à comprendre les liens qu’une société tisse avec son passé immédiat. Christophe Deleu creuse son sillon : Les desperados de Cellatex (2002), L’humeur des choses (2001), L’homme contaminé (2002), Portrait de femme en morceaux (2002). Il sera présent à Brest pour une séance de deux heures le samedi après-midi.


  • Thierry Genicot : la mise en abyme de la radio

Nathalie Gassel, Fernand Schirren, Carole Darricarrère : trois portraits, trois façons de dire la radio dans la radio. Thierry Genicot tisse un univers bien à lui fait de mots en surimpression, d’où émerge la question : qu’est-ce que ” faire de la radio ” ? Pour en dessiner les contours, il interroge gens de radios, écrivains-culturistes/hôtesse de l’air ou artistes dans une veine insolite qui nous rappelle à certains égards les marges du surréalisme.
Producteur belge indépendant mais associé à la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone), Thierry Genicot anime aussi La Chambre d’écoute à Bruxelles où il présente, lors d’écoutes publiques, les œuvres des auteurs de radio qu’il aime. Il sera présent à Brest le dimanche 30 et parlera de sa radio (celle qu’il fait, celle qu’il aime) lors d’une séance de deux heures.


  • Rencontre avec Jean-Noël Coghe : radio et info

Ex reporter de radio en tant que correspondant pour le Nord de la France et la Belgique à RTL dont il est cyniquement viré en 1992, Jean-Noël Coghe continue à communiquer sa passion pour le Nord, à nous le raconter en sons et en voix. Son double CD intitulé Éclats de blues vient de paraître aux éditions Nuit myrtide. C’est entre autre ce dernier travail qu’il nous évoquera à Brest.


  • Arte radio : les expériences d’une web radio

Arte radio s’exposera lors du festival pour nous expliquer ce qu’est une web radio et quelle est la spécificité d’Arte radio. Elle propose en effet aux oreilles des internautes exclusivement une vaste palette de sons bruts, de documentaires minimalistes et de reportages.