Inès Léraud

Née en 1981, Inès Léraud est journaliste et documentariste. Après des études à la Fémis et à l’École Louis Lumière de Paris, elle commence à réaliser des documentaires visuels et sonores. Créatrice engagée, elle écrit et réalise des documentaires principalement axés sur les enjeux et fléaux écologiques, environnementaux et sanitaires, qui sont largement diffusés sur les ondes de France Culture, France Inter ou encore ARTE Radio. Inès Léraud reçoit en octobre 2017 le prix Reporters d’espoirs pour sa série de reportages Des citoyens qui changent le monde. De 2016 à 2018, elle réalise Le journal breton, une série documentaire en deux saisons, qui nous plonge dans l’univers agroalimentaire breton. Cette série est diffusée dans l’émission Les Pieds sur terre sur France Culture.

À PolyPhoniK, avec Morgan Large, elle s’interrogeront sur le rapport au patrimoine, à la gestion de l’espace naturel et agricole à Tinos.

“Pour cela nous préparons en amont du festival, en France, des enregistrements réalisés avec des habitants de territoires à la fois sauvages, agricoles et touristiques, qui font écho à celui de Tinos : les îles bretonnes pour Morgan Large et la région méditerranéenne près de Perpignan pour Inès Léraud.

Des lieux où des tensions émergent entre propriétaires terriens, agriculteurs, habitants, naturalistes, élus, spéculation immobilière et tourisme. Quels impacts ont les activités de chacun sur : les paysages, la biodiversité, la nature, l’autonomie des habitants vis-à-vis de l’eau, de la nourriture et de l’énergie ?

Durant le festival, avec l’aide d’un interprète, nous irons à la rencontre des agriculteurs, des naturalistes, des habitants de Tinos, des gens de passage. Nous leur ferons entendre nos enregistrements en France et les confronterons à leurs propres expérience et regard sur l’île. De là, émergera nous l’espérons, une forme d’écologie sonore de l’île.

Nous présenterons publiquement notre processus de création et de réflexion, ainsi que des extraits de nos premiers enregistrements, à la fin du festival.

Nous pensons avoir besoin de venir au moins une deuxième fois à Tinos afin poursuivre et clore notre projet de documentaire sur l’écologie sonore de l’île.” Inès Léraud et Morgan Large.