Miroir(s)

[installation]
Du vendredi 2 février au dimanche 4 février 2018 - Quartz 

« Miroir(s) », une installation sonore proposée par Bernadette Gruson

L’installation sonore qui met à nu sans mettre à poil.

Six coiffeuses et leur miroir offrent un face à face singulier avec six œuvres de l’Histoire de l’Art. Le public est amené à envisager l’œuvre au regard de son propre reflet. Une invitation à écouter le corps, en déplaçant le regard, sans prise de tête !

Dans la droite lignée de l’installation (Im)permanences, les compositions sonores sont réalisés à partir des impressions et sentiments enregistrés auprès d’un très large public, offrant ainsi une écoute polysémique des œuvres.


Bernadette Gruson et la Compagnie Zaoum

Cadette d’une fratrie de neuf enfants, je suis et serai toujours la petite dernière, et j’aime bien je crois cette place qui me garde toujours un pied dans l’enfance.

Pendant ma scolarité, apprendre est laborieux jusqu’à ce que je découvre que mon chemin se fait par le corps. Là où certain-e-s apprennent par cœur, moi j’apprends par corps. La danse m’ouvre littéralement, et me donne le goût de l’effort, de la répétition, de la création, de la scène.

Un DEUG de biologie m’éveille à la recherche mais je lui préfère celle artistique que scientifique et ose un premier pas de côté en partant aux Etats-Unis, puis en Espagne, où j’enseigne le français langue étrangère. Ce métier et les voyages me plongent dans la théâtralité, la musicalité, la mise en scène et la mise en corps de la langue.

Tout en enseignant je fais de nombreux stages de clown, de voix, de danse, et un autre pas de côté finit par s’imposer. J’entre à l’école Le Samovar à Bagnolet, puis crée la Compagnie Zaoum  avec laquelle depuis 10 ans je cherche à affirmer de collaboration en collaboration, de création en création, la physicalité de ma démarche artistique.

En russe Zaoum signifie “au-delà de la raison”. Au delà du cadre, au delà du regard, c’est là où j’aime travailler à repousser les frontières entre l’écriture, le corps, le jeu et les arts plastiques, à bousculer les codes de la représentation en intégrant l’adresse public au plateau, la parole des habitants dans mes créations, à entrer dans les musées pour nourrir mon propos d’œuvres d’art, à partager mes questionnements avec le public au travers de soli auto-fictionnels et d’installations plastiques et sonores interactives que j’utilise comme une passerelle entre le public et moi.